| Partis socialistes : le conclave de Bamako |
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" Le Mali se porte mal et la démocratie servie au Mali ne sert pas les Maliens ", c'est du moins le point de vue du secrétaire général du parti Solidarité africaine pour la démocratie l'indépendance (SADI) à l'issue des journées de solidarité entre l'Amérique latine, les caraïbes et l'Afrique. Mais le Dr MARIKO s'est dit satisfait de cette rencontre qui a permis aux participants de se donner de nouvelles orientations face au capitalisme néolibéral et à consulter gratuitement de nombreux patients maliens.
Sur initiative du parti SADI, notre pays a abrité, vendredi et samedi derniers, les journées de solidarité entre l'Amérique latine, le Caraïbes et l'Afrique. Conférences débats, consultations médicales gratuites, projections de film, animations musicales, etc. ont marqué cette rencontre. A l'issue des activités, ils ont rencontré la presse, dans la salle de réunion du Réseau de communication Kayira, pour faire le point des activités. Sur la table, on pouvait noter la présence du secrétaire général du SADI, le Dr Oumar MARIKO ; de Jean Baptiste BRARIMANA ; du Conseil national pour la défense de la démocratie au Burundi (CNDD) ; de Mme Marijbe VAUDERHELDEN, de la Belgique ; et de Carlos FEO, du Venezuela. Plus de 300 participants (militants et sympathisants) du SADI sont également venus des régions et du district de Bamako pour assister à cette rencontre. Le plus important pour le Dr MARIKO est que l'ensemble des participants ont fait le déplacement à leurs propres frais. Aussi, pas moins de 623 Maliens ayant des problèmes de santé ont-ils été consultés gratuitement par des médecins cubains et maliens. A cette occasion, 8 médecins cubains et 6 médecins maliens ont été mobilisés pour l'occasion, a indiqué le conférencier. Des médicaments d'une valeur de près de 2 millions FCFA ont été distribués aux malades. L'ensemble des consultations au cours des deux journées a coûté 3.500.000 francs CFA, selon le Dr MARIKO. Malgré quelques difficultés relatives à l'organisation, du fait de la grande mobilisation qui n'était pas prévue, ces journées ont été une satisfaction, a martelé le conférencier MARIKO. Il a rappelé que depuis plusieurs siècles, l'histoire du continent africain était intimement liée à celle du continent latino américain et des Caraïbes. Selon lui, la traite négrière, les guerres de conquêtes coloniales, d'invasion et de domination impérialiste ont jalonné cette histoire commune. Aujourd'hui, le secrétaire général du SADI est convaincu que la victoire des forces de gauche au Venezuela, en Equateur, au Brésil, au Nicaragua, en Bolivie, au Chili, en Argentine, au Paraguay et en Uruguay, doublée par l'échec cuisant du modèle néolibéral, augure une nouvelle ère de coopération entre l'Afrique et l'Amérique latine. Selon lui, cette nouvelle ère de coopération doit être basée sur les échanges d'expérience dans la construction de nouveaux espaces, la formation de consciences nouvelles pour bâtir un type nouveau de société plus conforme aux aspirations de nos peuples. Toutes choses qui expliquent, selon lui, la mise en orbite de cette initiative par le SADI : " L'alliance des peuples en lutte : journées de solidarité entre l'Amérique latine, les Caraïbes et l'Afrique ". Ces journées, dit-il, répondent à une volonté de dessiner un projet commun, de jeter les bases d'une fusion politique, idéologique et organique entre toutes les forces de gauche, de donner corps à un modèle d'intégration économique et sociale en rupture avec le néolibéralisme qui engendre des crises de toutes sortes. Car, l'Afrique, d'une manière générale, et le Mali, en particulier, sont pris en otage par le régime capitaliste néolibéral avec la complicité de certains de ses fils. " Le Mali se porte mal, la démocratie qui y est servie est loin de servir les Maliens ", a-t-il dénoncé. Interpellé sur la question de révision Constitutionnelle qui se profile à l'horizon au Mali, l'ancien leader estudiantin a fait savoir que notre pays avait besoin de cela. Mais la question qui se pose est, selon lui, pourquoi maintenant et pour quel objectif. Le SADI observe la situation et ne tardera pas à lever le voile sur sa position le moment venu. Quant aux autres conférenciers, ils ont surtout salué la détermination affichée du parti SADI à combattre l'injustice du régime capitaliste qui exclut l'accès du plus grand nombre de citoyens aux moyens de production. Ils ont souhaité l'internationalisation de ces genres d'initiatives afin de venir rapidement à bout d'un système économique qui marche sur la tête. Par Sidi DAO
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