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Coopération universitaire Mali-usa : Front uni contre le palu PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Toure Sambi   

La coopération entre le Mali et les Etats-Unis s’inscrit dans le cadre de l’Accord bilatéral pour l’assistance économique et technique, signé le 04 janvier 1961. Initialement présente dans le domaine rural, la recherche dans le domaine du palu notamment n’est plus un volet négligeable dans la coopération américano-malienne.

Des chercheurs de l’université de Bamako et ceux de l’Institut national de la santé des USA poursuivent leurs efforts communs en matière de recherche de solution à la pandémie du paludisme qui, fait des ravages sur le continent africain. Si les populations attendent impatiemment l’avènement d’un vaccin, il faut noter que des efforts sont en cours pour comprendre davantage l’évolution de l’agent propagateur de la maladie, qu’est l’anophèle femelle. Depuis plusieurs années des études sont menées dans ce sens, par les chercheurs de notre pays en partenariat avec des homologues des USA.

A l’occasion de la commémoration des festivités du 20ème anniversaire de la collaboration entre l’Université de Bamako et l’Institut national de la santé des USA, du 11 au 13 janvier à Bamako, les chercheurs ont dévoilé un pan important de leurs travaux.

Dès les premières heures de cette coopération bilatérale, chercheurs américains et maliens soutenus n’ont jamais manqué qui soutien leur gouvernement respectif.

Le NIAID et l’Ecole nationale de médecine et de pharmacie du Mali, actuel FMPOS, ont travaillé ensemble pour créer le MRTC qui deviendra, en 2002, le Centre international d’excellence dans la recherche (ICER). Les résultats obtenus par ce centre, ont conduit le directeur du NIH, le Dr Harold VARMUS (Prix Nobel de Médecine) à visiter le Mali et le site de terrain de Bancoumana en 1997.

La collaboration entre les deux partenaires se manifeste, non seulement au niveau de la recherche sur le paludisme, mais également au niveau d’autres programmes de recherche, tels que le VIH-SIDA et autres maladies parasitaires (leishmanioses et filarioses), nous a-t-on témoigné. Les résultats obtenus au Mali avec la Faculté de médecine, de pharmacie et d’odontostomatologie (FMPOS) ont motivé la création par le ministère de la Santé et le CVD (Center for Vaccines Development) de l’Université du Maryland d’un second pôle de recherche : le CVD-Mali au sein du CNAM (Centre national de lutte contre la maladie). Cette collaboration s’est aussi étendue à partir de 2003 au WRAIR (Institut de recherche de l’armée américaine) pour le développement de vaccins antipaludiques à Bandiagara, en pays dogon.

Les travaux initialement axés sur la recherche dans le domaine du paludisme ont conduit à la création du MRTC (Malaria Research and Training Center). Ainsi, la coopération scientifique entre l’Université de Bamako et le NIAID/NIH couvre aujourd’hui d’autres domaines comme le VIH-SIDA, la Tuberculose, la Filariose et la Leishmaniose. Les différents programmes de recherche s’effectuent dans des laboratoires équipés de technologie de pointe et des sites de terrain ICH/GCP. Parmi lesquels on peut noter le programme de développement des vaccins antipaludiques. Il a été conçu pour effectuer les études directement liées au développement clinique des candidats vaccins. Il a la capacité d’appuyer des études sur l’immunologie et la biologie moléculaire des candidats vaccins. La recherche sur la co-infection VIH/TB (dénommée projet SEREFO) comporte les laboratoires d’immunologie, de biologie moléculaire, de microscopie et de charge virale ainsi qu’un laboratoire BSL-3, unique en son genre au Mali.

Le Laboratoire de biologie moléculaire à la FAST, un autre résultat palpable de la coopération, est une plate-forme de technologie de pointe qui permet d’examiner les polymorphismes du génome des agents pathogènes, des plantes et aussi de l’homme.

A ces laboratoires, il convient d’ajouter des sites de recherche sur le terrain. En effet, le MRTC a développé quatre sites principaux (ICH/GCP) pour la recherche de vaccins contre le paludisme : trois proches de Bamako à Doneguebougou, Sotuba et Bancoumana, des villages situés à environ 40 km, 15 km et 70 km, respectivement, de Bamako et un site à Bandiagara sur le plateau Dogon (environ 700 km de Bamako). Des sites d’essais cliniques de médicaments anti palustres et de recherche clinique ont été aussi développés par le MRTC, au service de la population malienne à Kollé, Keneiorba, Faladiè, Bougoula-Hameau, Mantéourou, Kolokani, Pongono, Kangaba-Kela, etc.

Le Centre de recherche sur le paludisme et d’essai des vaccins de Bancoumana est un des quatre centres du MRTC dans lesquels, des essais cliniques de niveau ICH/GCP pour le développement des vaccins contre le paludisme sont menés. En plus de son objectif de recherche, ce centre constitue également un appui considérable au développement social de la commune. En effet, il assure la gratuité des soins de santé aux participants à l’étude ; une meilleure protection sanitaire de la population grâce à la présence de nombreux médecins du programme, selon nos investigations. Aussi, c’est grâce à la présence de ce programme à Bancoumana que la connexion Internet y est disponible à travers le VSAT.

Il convient de noter que la célébration du vingtième anniversaire de la collaboration entre l’Université de Bamako et l’Institut national de la santé des USA a été une mise au point un engagement à poursuivre leurs efforts dans la lutte contre le paludisme.

Par Sidi DAO

 

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